Alors qu’une troisième canicule s’est installée sur la France depuis le mois de juillet 2026, La Chaîne Météo a révélé ce vendredi 10 juillet 2026 la raison pour laquelle ces épisodes de chaleur intense se succèdent actuellement sur le pays.
On n’a pas eu le temps de souffler ou presque. Si la première canicule qui a traversé la France au mois de mai n’a pas duré très longtemps, celle qui a touché le pays en juin a été historique, difficile et beaucoup plus longue. Mais bien moins que la canicule qui a débarqué à peine quelques jours après la fin de la seconde. Cet épisode caniculaire, débuté au début du mois de juillet 2026 n’est pas prêt de s’arrêter, puisque d’après Météo-France, “la canicule devrait persister jusqu’à mardi 14 juillet au moins”. Mais pourquoi ces vagues de chaleur se succèdent-elles ainsi cette année ?
“Depuis plusieurs semaines, la France se retrouve régulièrement sous l’influence de hautes pressions entre l’Atlantique, l’Europe occidentale et parfois le nord du continent. Cette configuration agit comme un verrou atmosphérique”, a expliqué La Chaîne Météo ce vendredi 10 juillet 2026. Ces hautes pressions limitent ainsi l’arrivée de perturbations et permettent à l’air chaud de s’installer plusieurs jours de suite. Quant au dôme de chaleur dont on parle beaucoup, il “correspond à une zone de hautes pressions persistantes dans laquelle l’air descend lentement”. À tel point qu’il se comprime puis se réchauffe et limite même le développement de nuages. Les sols chauffent sous l’effet du soleil et l’atmosphère fonctionne alors comme un couvercle. Ces épisodes sont d’autant plus longs que les sols sont secs.
Épisodes de canicule : l’Europe de l’Ouest est particulièrement exposée
Comme l’a noté La Chaîne Météo, la répétition des blocages vient du courant-jet, un “ruban de vents très rapides qui circule d’ouest en est à environ 9 à 12 km d’altitude” et qui sépare les masses d’air et ondule en grandes vagues appelées ondes de Rossby. Si ces dernières ondulent de façon modérée, les perturbations circulent normalement. En revanche, si elles s’amplifient, “elles peuvent figer la météo sur plusieurs jours”. Le pire intervient quand apparaît le blocage en Oméga, “une puissante dorsale anticyclonique qui s’étire vers le nord” et qui peut rester bloquée ainsi plusieurs jours. D’autant que la position charnière de l’Europe de l’Ouest permet ces épisodes de canicule. La raison ? “La péninsule Ibérique joue un rôle de réservoir de chaleur.” Si ces spécificités météorologiques sont connues depuis longtemps, le réchauffement climatique permet à ces situations de se multiplier et les températures deviennent ainsi extrêmes. Pour cet été, l’apparition de nouvelles vagues de chaleur ou au contraire l’arrivée d’un climat plus tempéré “dépendra de la capacité du flux atlantique à reprendre le dessus”.
